L’aire de repos sur l’A89 entre Ussel et Clermont-Ferrand s’appelle désormais « Aire des Présidents » et arbore maintenant deux silhouettes monumentales de Jacques Chirac et Valéry Giscard d’Estaing.
Une poignée de main ferme, un regard souriant, d’amitié. Et autour, le paysage vert de l’aire de service du Chavanon, désormais nommée « Aire des Présidents ». Nous sommes sur la commune de Merlines en Haute-Corrèze, à quelques pas de la vallée du Chavanon et du Puy-de-Dôme voisin. Le choix du lieu d’implantation de ces deux silhouettes monumentales inaugurées ce jeudi 9 juillet n’est pas anodin car c’est tout près du Viaduc du Chavanon sur l’autoroute A89 que se rejoignent le Limousin et l’Auvergne.
Pourquoi l’ « Aire des Présidents » ? Tout simplement pour rendre hommage aux deux anciens Présidents de la République Jacques Chirac et Valéry Giscard-d’Estaing qui, par leur vision du rôle structurant des infrastructures de transports, ont œuvré au désenclavement et au développement économique du Puy-de-Dôme et de la Corrèze, leurs terres d’origine respectives. Remontons un peu en arrière…
Un tronçon inauguré en 2000
En 1966, Jacques Chirac, qui débute sa carrière politique en Corrèze (et qui est également conseiller du Premier ministre Georges Pompidou, ndlr), s’aperçoit que la Route Nationale 89 qui traverse la Corrèze est écartée du schéma directeur du réseau routier national. L’élu corrézien monte alors au créneau avec persévérance et la route est finalement réintégrée dans le schéma directeur routier national.
Neuf ans plus tard, en 1975, sous l’égide du Président auvergnat Valéry Giscard-d’Estaing, le Plan Massif Central est lancé : un programme ambitieux et novateur qui a mobilisé les moyens de l’Etat pour le développement économique et social de onze départements. Ce plan contribuera au désenclavement autoroutier du Massif central.

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En 1987 : le Premier ministre Jacques Chirac arrête un schéma directeur routier national historique qui prévoit la construction de plus de 2 730 km d’autoroutes nouvelles, s’ajoutant aux 5 700 km déjà réalisés. De ce programme qui s’étalera sur trois décennies, naissent des projets majeurs dont l’autoroute A89, qui relie Bordeaux à Lyon, l’A20, entre Vierzon et Montauban/Toulouse ou encore l’A75, de Clermont-Ferrand à la Méditerranée.
En mars 2000, Jacques Chirac, alors Président de la République, inaugure le tronçon de l’A89 entre Ussel et Saint-Julien/Sancy. La « Transcorrézienne » constitue le premier maillon d’une grande transversale de 544 km reliant l’Atlantique aux Alpes. Cette autoroute est la deuxième plus longue de France.
Six panneaux explicatifs
En ce début d’été, alors que l’Aire des Présidents va connaître un afflux de visiteurs, deux silhouettes monumentales de ces deux pères fondateurs se dressent fièrement. Elles sont l’œuvre de Pascale et Thierry Delorme, deux artistes qui travaillent régulièrement pour le réseau Vinci Autoroutes (ils ont déjà créé une silhouette de Pierre Perret sur l’A62 entre Bordeaux et Montauban ou encore de Claude Nougaro sur l’A61 entre Toulouse et Narbonne).

Autour, les artistes ont conçu un cheminement pédagogique composé de six panneaux qui rappellent l’attachement des deux Présidents à cette région, ainsi que l’héritage qu’ils ont laissé, notamment en termes d’infrastructures et de voies de communication.
« Je veux rappeler l’engagement total que fut celui de Jacques Chirac en faveur du désenclavement de notre territoire par le réseau routier et autoroutier. Il a toujours considéré qu’une des grandes priorités de l’action de l’Etat devait être les infrastructures. Les réseaux sont au cœur de la vie et du développement des territoires », a insisté Claude Chirac, fille de Jacques Chirac, qui est aussi conseillère départementale en Corrèze, lors de l’inauguration. Evénement auquel a aussi participé Louis Giscard-d’Estaing, le fils de Valéry Giscard-d’Estaing, conseiller régional Auvergne Rhône-Alpes qui a souligné : « Les deux présidents partageaient la même certitude : la France est forte de ses territoires. »



