Tèrra Aventura en Creuse : impressionnante chasse au trésor dans la vallée des peintres !

Deux jours de marche, des énigmes, des rencontres et une belle immersion dans un territoire qui a inspiré les plus grands peintres … On a testé la Micro Z’aventure de Tèrra Aventura « Impressionnants Z’Impressionnistes » en Creuse.

« Argenton-sur-Creuse, dix minutes d’arrêt ! » À peine arrivée à la gare, téléphone déjà en main, je pars à la recherche de mon premier badge, mon premier « Poï’z » comme on dit dans le milieu Tèrra Aventura, ce célèbre jeu de géocaching de Nouvelle-Aquitaine. Pendant deux jours, j’ai suivi la toute nouvelle « Micro Z’aventure » consacrée à la Vallée des Peintres dans le nord de la Creuse et intitulée « Impressionnants Z’Impressionnistes ».

Au programme : 15,5 kilomètres de marche, une dizaine d’étapes, des villages de caractère, des paysages qui ont séduit Claude Monet, George Sand et bien d’autres artistes… et, au bout du chemin, un badge collector qui se mérite vraiment.

Tèrra Aventura, c’est quoi ?

Lancé en 2011 par l’ancien Comité régional du tourisme du Limousin, Tèrra Aventura est un jeu gratuit qui mêle randonnée, patrimoine et chasse au trésor grâce à une application mobile. Depuis, le concept s’est étendu à toute la Nouvelle-Aquitaine et compte aujourd’hui des centaines de parcours sur toute la région.

Le principe est simple : résoudre des énigmes pour découvrir l’histoire d’un village, d’un monument ou d’un personnage célèbre, jusqu’à trouver une cache contenant un badge représentant un Poï’z. Ces petits personnages imaginaires, chacun doté de sa propre personnalité, sont les mascottes de Tèrra Aventura.

Les Poï’z trouvés durant cette Micro Z’aventure. ©Pauline Sutter

 

Depuis 2024, l’aventure s’est enrichie avec les « Micro Z’aventures ». Au lieu de réaliser un seul parcours, plusieurs circuits s’enchaînent sur deux jours autour d’une même thématique. À la clé : un badge collector bien plus imposant que les badges classiques. Une fois l’aventure commencée, impossible d’imaginer repartir sans l’avoir trouvé ! J’ai d’ailleurs rencontré une « Terraventurière » venue de Troyes avec son fils et sa mère.Tèrra Aventura est devenu bien plus qu’un simple loisir. Il fait aussi découvrir des lieux, des paysages, du patrimoine.

Voyager autrement dans la Vallée des Peintres

À Argenton-sur-Creuse (situé dans le département de l’Indre), les aribouts, ces petites ruelles qui descendent vers la rivière, donnent immédiatement le ton. Plus haut, l’église domine la ville avec sa Vierge dorée qui veille sur les toits et les ponts. Le parcours nous entraîne ensuite sur les traces de George Sand, qui vantait tant les paysages de la vallée dans ses écrits qu’elle convainquit plusieurs artistes de venir y poser leur chevalet. Claude Monet, Léon Detroy ou encore Ernest Hareux y trouvèrent une source d’inspiration inépuisable.

Les façades colorées d’Argenton-sur-Creuse. ©Serge-stock.adobe.com 

 

À Fresselines, côté Creuse, on suit même les endroits exacts où Monet installait son chevalet. On découvre aussi son caractère bien trempé : lorsqu’il revenait terminer une toile plusieurs semaines plus tard, il voulait retrouver le paysage exactement dans le même état… quitte à demander que l’on enlève les feuilles d’un arbre pour que la scène corresponde exactement à celle qu’il avait commencée à peindre !

À Gargilesse, impossible de ne pas sourire devant l’histoire de Saint Greluchon. Les habitants grattaient autrefois sa statuette pour voir leurs vœux exaucés… à force, il ne lui reste aujourd’hui plus que les pieds ! Et puis il y a Le Menoux et sa superbe chapelle décorée par Carrasco. C’est d’ailleurs l’une des énigmes qui m’a donné le plus de fil à retordre !

Passage en bord de Creusse à Fresselines. ©Pauline Sutter

 

La passerelle himalayenne du « casse-cou ». ©Pauline Sutter

 

Ce que je n’avais pas anticipé, c’est que Tèrra Aventura fait aussi rencontrer des gens. On reconnaît très vite les autres Terraventuriers : téléphone à la main, regard fixé tantôt sur le GPS, tantôt sur un vieux mur susceptible de dissimuler une cache. J’ai ainsi fait la connaissance de plusieurs personnes avec qui j’ai pu discuter, partager et surtout : résoudre les énigmes ensemble ! Tèrra Aventura peut se pratiquer seul, mais il favorise naturellement les échanges entre joueurs. Et c’est ce qui fait aussi son charme.

À Crozant, la brasserie Chez Ninie est devenue une véritable halte de survie : en plus de proposer de très bons plats, elle est dotée d’une grande amplitude horaire, indispensable après plusieurs heures de marche. Il est d’ailleurs appréciable de trouver une alternance entre des parcours très accessibles, qui ressemblent à une promenade dominicale, et d’autres beaucoup plus sportifs ! La dernière étape longe la rivière Creuse avant de grimper sur la passerelle himalayenne du « Casse-Cou ». Une belle montée qui donne vraiment l’impression de terminer une aventure.

Les ruines de le forteresse de Crozant dans le méandre de la Creuse. ©Jérémy Truant

 

Et finalement, malgré les 15,5 kilomètres parcourus sur ces deux jours, je me suis surprise à avoir très peu de courbatures ! Ce qui est plaisant, c’est que Tèrra Aventura oblige à lever les yeux. J’avais peur de devoir garder les yeux rivés sur le GPS. En réalité, les indications sont suffisamment précises et les étapes assez espacées pour que l’on profite pleinement des paysages entre deux énigmes. Autre avantage : sans l’application, je ne me serais probablement jamais arrêtée devant un vieux pressoir, une statue, un arbre remarquable ou encore une anecdote locale. Chaque énigme attire l’attention sur un détail du patrimoine.

Les caches, elles aussi, sont particulièrement originales et donnent envie d’aller jusqu’au bout. Quant à la philosophie du jeu, elle m’a séduite : les parkings sont choisis pour ne pas gêner les riverains, les parcours encouragent un tourisme respectueux de la nature et un badge virtuel « Green attitude » récompense les joueurs qui ramassent des déchets pendant leur randonnée.

Quelques conseils avant de partir :

  • Prévoir une ou deux batteries externes : le GPS consomme beaucoup d’énergie ;
  • Télécharger les parcours hors connexion avant de partir ;
  • Na pas forcément chercher des objets physiques : certaines énigmes sont virtuelles ;
  • Prendre le temps. Les étapes sont suffisamment espacées pour profiter pleinement des paysages entre deux énigmes.
  • Et surtout, se laisser porter par le jeu. C’est tellement ludique qu’il fait presque oublier les kilomètres.
Le buste de Claude Monet, omniprésent dans cette quête. ©Pauline Sutter

 

Cette première Micro Z’aventure m’a totalement convaincue. J’y ai retrouvé un peu de randonnée, un peu de chasse au trésor, beaucoup de patrimoine… et ce petit côté collection qui m’a immédiatement rappelé les Pokémon de mon enfance. Une fois le gros badge obtenu, une seule envie me restait : repartir en chercher un autre. À quand la prochaine ?

Pour en savoir plus et commencer l’aventure, rendez-vous sur le site de Tèrra Aventura.​ et les infos sur cette Micro Z’aventure ici.

Pauline Sutter
Pauline Sutter
Correspondante Actus Limousin

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